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Conseil d'agrément des programmes universitaires canadiens en audiologie et en orthophonie

Historique et développement du Conseil

La première structure visant à agréer les programmes universitaires canadiens en SCH (science de la communication humaine) a été instaurée par le Conseil canadien des programmes universitaires en science de la communication humaine (CCPU-SCH) en collaboration avec l'ACOA. Le CCPU-SCH est composé de directeurs de programmes universitaires canadiens en science de la communication humaine. Historiquement, les objectifs du CCPU-SCH étaient de fournir un lieu où les directeurs des écoles et les directeurs des départements qui offrent ces programmes pourraient partager de l’information ayant trait à l’éducation et à la recherche en SCH et échanger de l’information avec les représentants de l’ACOA à propos des politiques ou d’autres sujets ayant des implications directes ou indirectes avec l’enseignement. Un objectif très important était de renforcer la préparation pédagogique des audiologistes et orthophonistes au Canada. En 1995, en accord avec cet objectif général, le CCPU-SCH a étendu ses activités pour inclure l’examen et l’évaluation des programmes membres par des pairs.

Les principes et procédures pour ce processus d’agrément sont définis dans le document Accreditation of Professional Training Programs (décembre 1995). En bref, les procédures impliquaient la nomination par le CCPU-SCH d’une équipe d’agrément consistant en un directeur de programme, un membre de la faculté d’un autre programme, un représentant du comité des normes de l’ACOA et une personne ayant bénéficié de services d'audiologie ou d’orthophonie. Cette équipe a rassemblé de l’information à propos du programme à évaluer en étudiant un document d’auto-analyse fourni par le programme et en menant des entrevues lors d’une visite sur place.

L’équipe a ensuite préparé un rapport écrit de ses constatations et recommandations et l’a présenté au CCPU-SCH. Le CCPU-SCH a rendu une décision visant l’agrément et le président du CCPU-SCH a communiqué la décision, de même que les raisons qui l'ont motivée, au directeur du programme et aux cadres universitaires supérieurs concernés.

Entre 1998 et 2002, ce processus a été utilisé pour l’évaluation d’agrément de trois programmes. Les constatations avaient comme principal public le programme à l’étude et son université. Les programmes bénéficièrent de ce processus, car les directeurs de programmes purent utiliser les évaluations et les recommandations afin d’obtenir de leurs universités des ressources nécessaires pour renforcer leurs programmes. Ce processus d'évaluation d’agrément était approprié de par son objectif, c’est-à-dire l'amélioration de programmes existants, programmes qui étaient déjà hautement normalisés (tel que décrit précédemment).

Cependant, les besoins en agrément ont changé. En vertu du contexte actuel de mondialisation de la main d’oeuvre, il n'est pas inhabituel pour les diplômés des programmes canadiens en SCH de rechercher de l’emploi dans d’autres pays. De plus, de nouveaux programmes universitaires pourraient être établis au Canada pour combler les besoins en services d’orthophonie et d’audiologie. Des normes claires sont nécessaires pour guider la création de tels programmes. Par surcroit, au Canada, les organismes gouvernementaux augmentent la réglementation des pratiques professionnelles en audiologie et en orthophonie. Par conséquent, la base des entités concernées par l’agrément des programmes de SCH s’est élargie pour inclure les organismes d’attribution de droit d’exercice, les associations professionnelles et d’autres intervenants à l’intérieur et à l’extérieur du Canada. Ces groupes veulent être certains que les diplômés des programmes canadiens en SCH satisfont aux normes d’enseignement pédagogique et clinique appropriées à la pratique de professions en audiologie et en orthophonie. Dans ce contexte, le processus d’agrément développé par le CCPU-SCH, en collaboration avec l'ACOA, demande une révision. Plus particulièrement, l'organisme d’agrément doit être séparé du CCPU-SCH de façon à ce que le processus se déroule indépendamment des programmes universitaires. D’autre part, les normes auxquelles les programmes sont tenus d’adhérer doivent être énoncées de façon explicite de même qu’être accessibles aux parties intéressées.

Le CCPU-SCH et l’ACOA ont répondu au besoin de développer une nouvelle structure en mettant sur pied un groupe de travail sur l’agrément en mai 2002. Les membres du groupe de travail, Joy Armson (Université Dalhousie), Luc De Nil (Université de Toronto), Sharon Fotheringham (ACOA) et Carolyn Johnson (Université de la Colombie-Britannique), ont examiné de nombreuses structures existantes visant l’agrément de départements universitaires et d’écoles (offrant des programmes pour instruire d’autres professionnels de même que des audiologistes et des orthophonistes d’autres pays) et ont ensuite développé une ébauche de proposition pour une structure canadienne. Cette ébauche fournissait les renseignements généraux, une description de la gouvernance de l’organisme d'agrément, les politiques et les procédures du processus ainsi que les normes à suivre lors de l'évaluation des programmes. Tel que présenté dans la première ébauche de proposition, la gouvernance de l’organisme d’agrément serait partagée entre l’ACOA et le CCPU-SCH.

En mai 2003, le groupe de travail a distribué la proposition à tous les groupes concernés : le CCPU-SCH, l’ACOA et les associations provinciales/territoriales de même que les organismes de réglementation. Les organismes d’agrément ont un rôle considérable à jouer dans la qualité des programmes d’enseignement étant donné leur responsabilité dans l’autorisation du droit de pratique des professionnels.

Par conséquent, leur apport a été jugé crucial au développement d’une structure d’agrément qui servirait à tous les intervenants. Durant le processus de consultation, le groupe de travail a reçu des remarques à propos de l’ébauche de proposition de la part des membres du CCPU-SCH, représentant les membres de toutes les écoles et de tous les départements universitaires canadiens offrant des programmes en SCH, de l'ACOA, se représentant eux-mêmes et les associations provinciales/territoriales, ainsi que des organismes de réglementation. Les organismes de réglementation ont exprimé leur grand intérêt à participer au processus d’agrément et, à la suite de consultations supplémentaires avec tous les intervenants, la structure de la gouvernance a été modifiée pour inclure les organismes de réglementation comme troisième partenaire dans la supervision et l’administration de l’organisme d’agrément. Une chose a bien été comprise par tous les intervenants : ce triple partenariat serait conditionnel à ce que les trois groupes représentent les intérêts de leurs membres de façon nationale. En réponse aux commentaires reçus, le groupe de travail a revu la proposition et distribué une nouvelle version en mai 2004. Le groupe de travail a alors été élargi pour inclure Anne Lopushinsky, registraire au Alberta College of Speech-Language Pathologists and Audiologists (ACSLPA), représentant les organismes de réglementation.

En utilisant la rétroaction issue de la seconde tournée de consultation auprès des groupes d’intervenants, le groupe de travail a fait de plus amples révisions au document d’agrément et a effectué un travail préparatoire additionnel. Le nouvel organisme d'agrément a été officiellement créé en mai 2005.